David LaChapelle

L’univers surréaliste de ses photographies n’est pas dû à des trucages informatiques : « C’est beaucoup plus drôle, si on veut photographier une fille assise sur un champignon de fabriquer le champignon et de l’asseoir dessus, que de le faire à l’ordinateur. De même si on veut mettre une fille nue et un singe en plein Times Square… ».

David LaChapelle, né le 11 mars 1963 à Fairfield dans le Connecticut (États-Unis), est un photographe et réalisateur américain connu dans les domaines de la mode, de la publicité et de la photographie d’art.

Son œuvre, empreinte de surréalisme et d’humour, reste très influencée par l’érotisme et fait référence aux œuvres de James Bidgood.

Son premier cliché est une photographie de sa mère, Helga LaChapelle, dans un bikini et un verre de Martini à la main, sur un balcon de Puerto Rico. Ce fut le déclenchement de sa passion.

Avant de devenir artiste, il a travaillé durant quelque temps au Studio 54, club mythique de New York, alors qu’il n’était encore qu’un étudiant.

Il s’est exercé en tant qu’artiste à l’école des arts de Caroline du Nord, puis à celle de New York. À son arrivée, LaChapelle s’est inscrit dans l’association des étudiants d’arts et à l’École des Arts Visuels. 

Andy Warhol lui a offert son premier travail dans le magazine Interview.

Ses publications contiennent de nombreux portraits de vedettes américaines, telles que Britney Spears, Marilyn Manson, Ryan Phillippe, Drew Barrymore, Uma Thurman, Leonardo DiCaprio, Pamela Anderson, Lana Del Rey, Naomi Campbell, ou celle qu’il présente comme sa muse, Amanda Lepore.

EN 2005 il réalise Rize, un documentaire sur le krumping et le clowning – danses nées dans la communauté Afro-américaine de South Central Los Angeles qui se caractérisent par des pas et des mouvements d’une vitesse et d’une difficulté stupéfiante – qui fut primé au Sundance Film Festival et à l’Aspen Film Festival.

En 2006, il quitte sa carrière de photographe pour les grands magazines de mode et s’installe dans une ferme biologique à Hawaï : « J’ai arrêté parce que je n’avais plus rien à dire sur la mode. Je vivais dans un paradoxe : j’étais conscient que le bonheur ne vient pas en achetant une paire de chaussures de plus ou un nouveau sac, et pourtant c’est ce que les magazines disaient. Alors même si j’étais au top, j’ai suivi mon instinct et je suis parti. J’ai décidé d’être paysan ».

Il continue cependant ponctuellement de faire de la photographie, par exemple dans sa fresque Landscape, qui dénonce les conséquences de l’industrialisation.

En 2009, il fait poser la chanteuse Lady Gaga nue, pleine de cicatrices, ses seins et son sexe cachés par des journaux.

Récemment classé parmi les dix personnalités les plus importantes de la photographie dans le monde par le magazine American Photo, il poursuit sa carrière avec de nombreuses récompenses.

En 2009, la Monnaie de Paris présente plus de deux cents clichés de David LaChapelle. Le magazine Photo lui consacre un numéro spécial en mars.

Il est représenté par la galerie Daniel Templon à Paris et Bruxelles.  

Techniques

La vivacité des couleurs qui caractérise son style est obtenue au tirage, par l’utilisation de négatifs couleurs.

L’univers surréaliste de ses photographies n’est pas dû à des trucages informatiques : « C’est beaucoup plus drôle, si on veut photographier une fille assise sur un champignon de fabriquer le champignon et de l’asseoir dessus, que de le faire à l’ordinateur. De même si on veut mettre une fille nue et un singe en plein Times Square… ».

https://www.davidlachapelle.com/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *